Ces trous dans ma vie

C’est la mort de mon fils aîné qui m’a donné le courage de m’y mettre, après avoir perdu successivement mon père, ma mère et mon mari.

Perdre ses parents, c’est dans l’ordre des choses, même si c’est très éprouvant. Perdre son compagnon de vie, c’est se retrouver amputé de sa moitié. Mais perdre un enfant, c’est d’une cruauté insupportable.

La souffrance est trop grande, il fallait l’exprimer. Et les faire vivre, mes morts, par mes mots,leur offrir cette brèche pour demeurer encore parmi nous, vibrer encore et nous faire vibrer.

La mort n’est une fin que si on accepte qu’elle le soit. Je n’accepte pas.

Écrit en 2018, publié en 2019 aux éditions M.E.O.