Ecorchés ?

quelques bribes de poésie :

Acide, crue, violente
Comme crue de fleuve
Cruelle emportant tout
Claque au visage
Ou caresse en image
Innocente embellie au soleil
Insolente indécente indécise
Ou douce ondée du monde

Inévitable

Epine ou Epinal
La poésie partout
Pense et passe et panse
Vole et s’envole
Vole au raisin de la raison
Sa place reine
Et nous inonde

Acide, crue, violente
Ou douce comme lys en pétales
La poésie nous pleut dessus

Inévitable

Se laisser envahir innocente
Séduire et modeler
Sculpter comme bois brut
Et flotter
Immolée
Larme à la surface de l’eau vive
Tache d’huile aux reflets d’arc-en-ciel

Arborescences intenses
Orages aux cavernes profondes
Limpide innocence
O merveille
Jusqu’au terrible rugissement marin
Tombe ultime d’où revient l’eau
Universelle
Et la mort

Insensé
L’arbre majestueux
Racines enchevêtrées nouées
Et moi au pied de l’arbre
Regard dans la ramure
A quoi sers-tu dans l’immense univers ?

Apprivoiser la vie
La savourer
Source claire issue du moussu des saisons
Laisser couler sur la peau des jours
Le temps
Les gouttes viennent et sèchent une à une
Irrépressibles
Pourquoi ?
Pour qui ?

Poésie poignard
Poésie bijou
Étendard en sang
Cri de révolte ou chant d’amour
Prière quelquefois
Et question