Tsunami

Nouvelle érotique écrite en 2011
Publiée dans le recueil Mes plus belles nouvelles érotiques en auto-édition (2012)
Arielle s’aperçoit qu’elle a oublié ses clés et, comme ses parents seront absents pour la soirée, elle se retrouve à la rue ! Une idée lui vient : pourquoi ne pas aller sonner chez Romain, son cousin, avec qui elle s’entendait si bien, et renouer les liens distendus ? Elle ira de bonnes émotions en mauvaises surprises. Mais la vengeance est un plat qui lui plaît.
Présentation
Reprise de la veine érotique, pour cette quatrième nouvelle du genre, de quoi étoffer le recueil Coquines
Très joli, l’appartement de Romain. Mais pourquoi va-t-il s’enfermer dans sa chambre, au lieu de s’occuper de sa jolie cousine ? Alors qu’elle a tellement envie d’approfondir ce qui s’était entamé autrefois en toute innocence quand ils étaient plus jeunes ! Elle le verra en pleine action… et réagira en conséquence ! Avec un humour particulier, et un peu pervers.
Extrait
Le premier mouvement d’Arielle en s’apercevant qu’elle avait oublié ses clés avait été la contrariété. À la rue à la sortie du lycée… pas cool ! Son père avait un dîner d’affaires qui se prolongerait sans doute en Brussels by night, comme d’habitude, et sa mère, une conférence avec cocktail et plus si affinités littéraires…
Mais tandis qu’elle farfouillait avec frénésie dans son sac à dos, passant en revue les multiples poches et pochettes, une idée lui vint, qui lui parut… coquine.
Pourquoi ne pas se pointer chez Romain, son cousin germain ? Le temps qu’il lui avait fallu pour comprendre pourquoi on appelait Germain un garçon qui s’appelait Romain ! Elle l’avait toujours vu en héros, ce grand garçon à la crinière folle, qui la faisait galoper sur son dos en hennissant comme un étalon, et finissait par l’envoyer rouler dans l’herbe dans une envolée de jupe à fleurs et de culotte blanche. Des fous rires à n’en plus finir, le cœur battant, les joues en feu… Elle était gamine à l’époque.
Mais ces rodéos n’avaient plus cours depuis longtemps. Romain avait rejoint le camp des adultes, et elle ne l’avait plus vu depuis des années. À vingt-cinq ans, il avait roulé sa bosse un peu partout, poursuivant des études qu’il n’atteignait jamais, pour finir par se fixer dans un grand appartement avec une certaine Mary-Laure. Une pimbêche, d’après les parents d’Arielle, qui avaient refusé d’honorer de leur présence la pendaison de crémaillère, et snobaient le jeune couple, alors qu’il n’habitait qu’à quelques encablures de leur propre appartement. Mais elle, avait une furieuse envie de le revoir.
Arielle enfila son sac à dos et mit résolument le cap sur l’aventure. Curieuse de voir ce qu’il était devenu, de voir la Mary-Laure qui lui avait mis le grappin dessus. Et pourquoi ne pas se l’avouer, curieuse de voir la réaction du cousin devant le beau brin de fille qu’elle était devenue. De quoi lui donner des regrets. À quinze ans, elle se savait jolie, Arielle, et elle avait envie de jouer de ses charmes chaque fois qu’elle le pouvait. Juste pour voir… pour émouvoir… pour la délicieuse sensation qui lui chamboulait les entrailles quand un garçon la regardait d’une certaine manière. Se faire les armes sans larmes, comme disait sa copine Magali. On montre un échantillon mais on ne lâche rien. On aguiche.
Jeu dangereux, aurait grinché Miss Graindorge, le prof de morale, dont on ne devait pas souvent titiller le grain d’orge et qui se cantonnait derrière des règles de bienséance très strictes pour justifier sa réserve inconditionnelle.
Il serait à la maison, Romain, parce qu’il ne travaillait pas. Et il en faisait son titre de gloire ! Profiter de la vie sans lever le petit doigt. Se faire entretenir, quoi, avait dit le père d’Arielle d’un air pincé. Arielle avait ri. Pourquoi pas, s’il avait trouvé une femme que ça ne gênait pas ? Il faisait peut-être le ménage, ce n‘était pas plus mal, sa femme pouvait travailler et draguer tranquille à l’extérieur pendant qu’il rendait le nid douillet. Le monde à l’envers. De quoi venger des milliers de femmes…
Elle était prête à signer, Arielle, pour une telle vie ! Un job intéressant, des relations sympas, du fric à foison et, à la maison, un homme sexy qui l’attendrait pour la servir. Pour lui servir. Elle en était là de ses réflexions émoustillantes quand elle arriva devant l’immeuble où il habitait. Vingt-cinq étages de nids superposés. Lequel était le sien ?