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Mort à huis-clos

Nouvelle écrite en 1992

Inédite

Une enquête de l’inspecteur Toussaint

Ma première nouvelle policière

Mort dans son lit, le jeune Laurent. Le crâne et le visage fracassés. Par quoi ? Toute la question est là. La chambre est verrouillée de l’intérieur, aucune idée de ce qui aurait pu causer de tels ravages. Que s’est-il passé ?

C’est sa cousine qui l’a découvert, avec la police, appelée pour forcer la porte. Elle est suspecte, bien sûr, au même titre que d’autres membres de la famille, car il était riche, Laurent, mais très peu intéressé par sa fortune.

Présentation

Sale affaire, le mystère de la chambre close. De plus, Toussaint a la nette impression qu’on se moque de lui, car il trouve des indices de culpabilité impliquant chacun des membres de la famille…

Il semble acquis que Laurent Malusier a été assassiné, il n’a pas pu se donner la mort en s’assommant à coups de poing. D’ailleurs, pourquoi se serait-il suicidé ? Il avait hérité une entreprise florissante, il venait de se fiancer. La question est donc qui, comment, pourquoi ? Triple question, à laquelle l’inspecteur va devoir s’atteler.

Extrait

Jamais l’inspecteur Toussaint n'avait eu à résoudre une affaire aussi étrange. Tout dans l'affaire Malusier était troublant. À commencer par la victime, Laurent Malusier. La mort de son père l'avait propulsé à vingt ans à la tête de la société MALUMÉ, qui brassait des millions. Mais le jeune Laurent ne vivait que pour l'hypothétique groupe de rock qu'il essayait de faire percer, et dont il était le guitariste attitré, laissant la responsabilité de l’entreprise à plus qualifié que lui.

Il avait été découvert sur son lit, tout habillé, le crâne fracassé. Aucun instrument contondant à voir, porte et fenêtre fermées de l'intérieur. Pouvait-on imaginer quelqu'un qui se suicide d'un coup de poing sur le nez, assez violent pour démolir l'arcade sourcilière, enfoncer le globe oculaire et envoyer l'os du nez percer le cerveau ?! Et se suicide-t-on le soir de ses fiançailles ?

Sa cousine l'avait trouvé le lendemain matin. Paulette Malusier, la trentaine bien sonnée, vivait chez son oncle car elle était orpheline et ne s'était jamais mariée. C'était une grande femme un peu chevaline, non dépourvue d'un certain charme, si l'on faisait abstraction d'une peau criblée de petite vérole.

Paulette avait trouvé la porte close en apportant le plateau du petit déjeuner. Comme Laurent ne fermait jamais sa porte, elle avait pensé que la fiancée était avec lui. Elle avait donc déposé le plateau à terre, laissant à la fiancée la possibilité d'une sortie discrète. Mais, à bien y réfléchir, la fiancée ne pouvait être là, puisqu'elle l'avait vue s'en aller la veille, la réception de fiançailles finie. Paulette avait pris peur et appelé la police. Et c'est avec les agents de service qu'elle avait fait la macabre découverte. Les agents sont formels, la douleur et la surprise de cette femme n'étaient pas feintes. Et le mystère de la chambre close était inexplicable. Ils avaient dû forcer la porte et n'avaient pu que constater le décès.